Le spectacle "1918 Derrière les lignes" est tiré du Journal d'un fantassin d'Hubert Lefèbvre. Hubert est né le 18 février 1897 à Ixelles. A travers son carnet de guerre, il nous parle de son anniversaire au front :

18 février 1917
Ainsi, me voilà déjà vieux de vingt ans. Un tiers de ma vie, sans doute, car mes chances de mourir pendant cette guerre sont en somme faibles. Et une fois cette crise passée, il n'y a pas de raison que je m'arrête avant soixante ans. Donc, un tiers de ma vie. Le plus beau? Cela dépend de ce que l'avenir me réserve, et personne ne sait dans quel état physique, ou financier, je sortirai de la guerre.
Sans doute, une bonne santé ne fait pas le bonheur, mais elle est un élément indispensable; la fortune, elle, fait encore beaucoup moins le bonheur. Par contre, je n'ai jamais été sérieusement amoureux. Cela ne suffit pas non plus à faire le bonheur; il faut aussi être aimé; mais l'on s'accorde à dire, et je suis fort enclin à le croire, que dans ce cas, c'est le bonheur suprême.

Donc, j'entre avec confiance dans ma troisième décade, qui est celle où l'on aime et où l'on est aimé.